Que reste t'il du champ des possibles ouvert par la ZAD

Un texte critique

La “terre en commun” se définit comme un “fonds de dotation au service du commun pour des projets allant dans le sens d’une protection de la biodiversité, (…) de l’agriculture paysanne et (…) des valeurs d’utilité sociale et de solidarité.” encommun.eco, site du fonds de dotation “la terre en commun”

D’emblée, l’usage sans nuance du terme “commun” pose question. La normalisation des activités sur la zad ainsi que la mise en place du fonds de dotation se sont faites malgré les réticences et désaccords formulés par des occupant.e.s du bocage [8]. Ainsi, peut-on parler d’une structure au service du “commun” quand des dizaines de personnes habitant un territoire s’opposent à son déploiement ? De nombreux échos provenant de la zad relatent des tensions entre des porteurs de projets soutenus par le fonds de dotation qui ont obtenu des baux sur des terres agricoles et d’autres personnes qui squattent ces espaces. Il serait plus honnête de dire que le fonds de dotation sert certains projets individuels et certains autres projets collectifs, et qu’il exclue bon nombre d’autres occupant.e.s. Mais parler sans nuance d’un commun abstrait relève de la ré-écriture de l’Histoire de cette lutte. Cela invisibilise de nombreuses personnes et pratiques

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