Quelle manière d'analyser ou d'évaluer les communs ?


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Haglala, qu’on aime pas ce mot évaluation… Pourtant, on a toujours besoin de mettre des limites. Après tout, une licence libre sur un logiciel, c’est une délimitation. Après tout, Wikipedia a bien quelques règles claires, dont la première est que l’on peut toujours faire évoluer les règles, mais avec une règle fondamentale, ce qui est produit est sous licence libre. Wikipedia a aussi protégé sa marque avec certains droits et d’autres non. Bref, essayons d’avancer ça et de faire un recensement de ce qui existe :

Plusieurs explorations sur ce sujet que je connais (il doit y en avoir une centaine d’autres)

Dans l’alimentation, il y a le travail de Myriam Bourre. En regardant l’analyse de deux modèles ci dessous, c’est super clair. https://medium.com/open-food-france-changer-léchelle-des-circuits/une-première-grille-danalyse-des-hubs-alimentaires-36f7ac75def1

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Cela peut même être mis en place par de l’autoévaluation, ce qui évite d’avoir à juger le projet. Ou alors on propose de l’autoévaluation à coté de l’évaluation par un collectif, voir même par un ensemble d’évaluations individuelles comme imaginé dans cette maquette d’un projet avorté il y a quelques années :wink: : http://imaginationforpeople.org/lab/ifc/diagnostic.html

Communecter a intégré aussi un outil d’analyse qui reprend l’outil précédant en version numérique intégrée à chaque projet dans communecter : https://www.communecter.org/#@laCoroutine1.view.chart, décrit aussiici dans le forum. Il est possible de créer autant de chartes que souhaité

On a aussi cette approche au travers de deux outils que j’utilise un peu (mais très embryonnaires) :
Un tableau pour l’analyse des communs

Un document à imprimer pour le faire en présentiel
https://drive.google.com/file/d/0BzUW0ZSBFWPeVG9mMFN5VTZOcEU/view

En regardant les deux approches utilisées dans l’analyse de communecter et dans l’alimentation par Myriam, on pourrait avoir un double niveau de grille d’analyse, avec par exemple pour chaque point, par exemple “gouvernance partagée”, à la fois l’état dans lequel est le projet, et la volonté du “commun” avec plusieurs niveau : je ne veux pas, démarré, en cours, réalisé. Le “je ne veux pas” permet de faire du tri clair (en gros, si vous voulez pas d’une gouvernance ouverte, pas la peine d’essayer pour l’instant de vous mettre dans le mouvement des communs). Le “démarré ou en cours” permet de fixer des objectifs, d’inclure, d’ouvrir même à des acteurs à priori éloignés. Selon les niveaux atteints, on peut imaginer ouvrir ou fermer certaines ressources.

Cela peut permettre d’éviter le piège des valeurs, etc… Et de rentrer dans des comparaison sur des faits d’une part et des intentions d’évoluer d’autre part. Après, la question est de savoir où mettre la limite : A mon sens cela dépendra de ce qui est en jeu derrière. Pour bénéficier d’un fond de soutien, on sera plus strict que pour avoir le droit de participer au développement d’un logiciel libre comme fabmanager (un outil de gestion de fablab, où pour le coup la licence le rend accessible à tous, même au modèle le plus éloigné des communs, et c’est d’ailleurs sans doute la force du logiciel open source mais difficilement réplicable dans d’autres domaines).

Après, les “points” ou éléments à atteindre sont à discuter. Dans les Tiers Lieux Nicolas Loubet les a personnalisé par rapport au sujet avec 5 autres points d’analyse : https://github.com/nicolasloubet/Label-tiers-lieux.